Sur The Man-Machine, Kraftwerk brouille volontairement la frontière entre musicien et machine.
Dans son studio Kling Klang à Düsseldorf, le groupe travaille avec des rythmes électroniques, des synthétiseurs et des arrangements d’une précision extrême. Sur la pochette, les quatre membres apparaissent raides et presque identiques, comme s’ils faisaient eux-mêmes partie du système.
Le futur transformé en pop
Des morceaux comme The Robots, Neon Lights et The Model sonnent froids, mais restent remarquablement mélodiques. C’était toute la force de Kraftwerk : la technologie n’était pas seulement un sujet, elle devenait aussi l’instrument permettant de créer une pop accrocheuse.
En 1978, cela semblait futuriste. Avec le recul, ce qui frappe surtout, c’est tout ce que la synthpop, l’electro, la techno et le hip-hop à venir contenaient déjà en germe.
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